Aux horizons, agrippée
ma naissance fige tout devenir.
Lisse, matricielle
mon âme aux abords de la nuit
danse
ses
souvenirs.
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Le temps, une à une, ôte mes écorces,
ciselé de silence son chant se veut
a u t r e
quand de ses traits incongrus il récuse mes cris.
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Au gré d’un marbre,
sculptées les écumes d’un estran
s’efforcent à la pierre
- demeure aux cendres éparses-
Mais, à mes abîmes confronté,
orgueilleux je gravite et tournoie,
indestructible voyageur aux chemins pressentis.
Bouillonnant d’attentes incertaines,
les absences me rejoignent,
socles de douleurs jusqu’alors inconnues.
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Erigé en moi, me hante
l’impensable limite au nom imprononçable
où le rien se divulgue.
Sans trêve, sans répit, le sable s’y fait gouffre
Aveugle clairvoyant,
-mains crispées sur mes yeux-
anéanti de vide,
je vogue vers l’oubli.

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