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 © Lettres d'ailleurs, d'ailleurs

© Lettres d'ailleurs, d'ailleurs

billets d'humeur et poèmes

Time's up ! Il est grand temps !

Paul Hassoun — questionnementsrécits
Le temps comme la vie, brûle, se brûle par les deux bouts. Mais comment le penser ? Où donc trouver les mots ? Miracle : Ces mots que je pense, me pensant à leur tour, enfin me donnent vie. Ils m'inscrivent dans le temps. Leurs neurones s'agitant sur... Lire la suite

Sept années de silence

Paul Hassoun — questionnements
Le temps, être malin, ne s'est pas épuisé au long de ces sept années silencieuses ... Pour lui, ce ne fut qu'un bref clin d’œil, une seconde dans un rêve. Masculin, "le" temps ? Certes pas neutre. Féminin ? Comme "la" naissance et "la" mort... La langue... Lire la suite

Ailleurs et anciens

Paul Hassoun-Lambert — questionnements
Si vous jetez un œil aux anciens articles de ce blog, écrits entre 2007 et 2011, ne soyez pas étonnés. Jadis, j'en signais les articles et poèmes : "Paul de Savalan". J'avais emprunté ce nom à ma tante Vérone de Savalan khan, qui patiemment avait su m'ouvrir... Lire la suite

aux horizons, agrippée

Paul Hassoun-Lambert — poésie
Aux horizons, agrippée ma naissance fige tout devenir. Lisse, matricielle mon âme aux abords de la nuit danse ses souvenirs. ****** Le temps, une à une, ôte mes écorces, ciselé de silence son chant se veut a u t r e quand de ses traits incongrus il récuse... Lire la suite

Arbre d'innocence

Paul Hassoun-Lambert — poésie
Vers le ciel tendu tu feins l’humilité Tes branches -lignes enchevêtrées- mènent à tes racines Tu crains la malchance de la foudre quand, rugueuses calcines, tes écorces -échos résiduels de l’infini- envient l’éternité -impavide- de la pierre toute de... Lire la suite

Disjointe, la ville

Paul de Savalan — poésie
Les passants derviches tournent dans la neige que crible la grenaille au silence oblique Saignées noires des voitures vers la chair d’asphalte plus tard cicatrices Sur Queen Street des rockers aux crêtes électriques arpentent malhabiles les trottoirs... Lire la suite

Fumées

Paul de Savalan — poésie
Entré sans effort dans le vent qui rutile sur des parquets cirés je dénude mes traces Au rauque de mes rêves ma peur non décrite aboutit à la nuit Vers le barrage des années désert en son amont immuable une rivière s’écoule que seul ton regard capte.... Lire la suite

à la nuit, arraché

Paul de Savalan — poésie
Des paroles sans lien disent la fêlure dont mon regard s’enfuit, se détourne, se déprend ; silencieuses dans leur gangue mes pensées se débattent leur abîme entrouvert ne se referme pas j’attends. J’attends ce Dieu improbable, inconnu de moi-même qui... Lire la suite

un court récit : rue Froide

Paul de Savalan — récits
Cet après-midi je parcours lentement les rues de la vieille ville caennaise. Tête basse, j’avance, me cognant parfois à des passants agacés qui protestent mollement mais n’osent pas m’insulter. Il est vrai que mon long manteau bleu foncé au cachemire... Lire la suite

crescendo diminuendo

Paul de Savalan — poésie
C R E S C E N D O D I M I N U E N D O Je t’ai dit : L’éternité... Tu m’as répondu : - L’éternité ? Mais c’est le rien devenu fou. Je t’ai dit : La mer... Tu m’as répondu : - La mer ? Ce sont tous les pleurs de la terre. Je t’ai dit : Le soleil... Tu m’as... Lire la suite

à venir

Paul de Savalan — poésie
emporté dans mon absence future - rouges raynaldiens* les barreaux s'enfoncent vers un gravier TROP BLANC je nais de trop hurler Hors la surface mouvante des sables du rivage mes mains - mes mains au lisse paroxysme- perpétuent leurs rituels encombrants... Lire la suite

La Hérone Récit en trois épisodes - III

Paul de Savalan — récits
Dans le fauteuil près de ton lit, j’ai somnolé. – Monsieur, réveillez-vous ! Quelques examens. Voulez-vous sortir, s’il vous plaît ? Trois longs bancs sont alignés le long du mur du couloir. D’un seul côté. Je me demande bien pourquoi. Le distributeur... Lire la suite

La Hérone - récit en trois épisodes - 2 -

Paul de Savalan — récits
II Silhouette tordue, mendiante, claudicante, la Hérone passe. Elle bat de son billot l’asphalte sec des trottoirs. Je l’entends qui s’éloigne. Son bruit sourd en moi résonne, son écho me martèle et me blesse. Ce matin, Paris a fermé ses boyaux mécaniques.... Lire la suite

La Hérone : Récit en trois épisodes. I

Paul de Savalan — récits
Ce récit en trois épisodes se déroule à Paris. Lectrices et lecteurs conviendront de l'année. Ce sont des jours habituels de vague violence policière et de grève, où la vie par miettes se ramasse, où rien n'est vraiment anodin. *** Lente, pousse-guenilles,... Lire la suite

à mots découverts

Paul de Savalan — questionnements
Est- ce réduire que de dire ? Est-ce transgresser que de décrire ? Paysage et corps aimé parfois se confondent. Quand l'un devient l'autre, quand l'être aimé ne se dissocie plus de celui ou de celle qui aime, s'avancer sur un rivage, les yeux fermés,... Lire la suite

de sables, avenir

Paul de Savalan — poésie
Vers tes parfums j’avance brûlant, inassouvi Les courbes de tes seins instant magnifié aux calices de mes mains combleront nos désirs Le bleu des océans précède nos mémoires les marque de soleil de la brume de mer, ta silhouette a surgi les gestes de... Lire la suite

corps spectacle

Paul de Savalan — poésie
Hallucinés, défaits, de cette nuit vêtus, nos corps - paysages émiettent leurs angoisses Le soleil qui heurte les vagues indécises de nos formes sibyllines déferle dans nos larmes Mauves, violets plus tard les grands dauphins terrestres apaisent les souffrances... Lire la suite

Fauves scellés

Paul de Savalan — poésie
Nocturne, animal un saxo épaissit de ses flots de cuivre le doux feulement de ses houles citadines * Au rythme déraillé des battements de nos cœurs rêve halluciné 8th avenue Manhattan, la rame d'un métro file souterraine Dans sa cabine aux murs transparents... Lire la suite

hachures estompées

Paul de Savalan — poésie
en hommage à Utagawa Hiroshige Courbés, vous traversez l'arc de bois tendu passants soucieux entremêlés de pluie Sur le pont vos pas dessinent en silence les intailles éphémères des traces de vos vies la pluie la pluie intense par remuements crépite assourdie... Lire la suite

aux aires fragmentées

Paul de Savalan — poésie
nébuleuse d'Orion *** Lancés, éparpillés au-delà de moi-même devenirs inconnus, j’évite vos abîmes aux aires fragmentées Hypothèses fractales constructions à venir mes inconstants soleils ne savent me retenir j’involue dans vos brumes Tandis que de ses... Lire la suite

aux prismes, irisées

Paul de Savalan — poésie
Désassemblées mais de velours aux ocres si fugaces tes images en stratess'amoncellent en moi ton corps ton corps silice aux nervures de bronzemoiré de toutes brumes aux grands vents de la mer est l'écho répété de musiques lointaines tu griffes tu griffes... Lire la suite

ulitsa Krapotinskaïa : Retour.

Paul de Savalan — poésie
Moscou, 19.. J'ai 29 ans. C'est l'hiver. Il neige. La rue Krapotinskaïa est bordée de maisons basses, couleur pastel. Un petit bistrot propose des pilminiés, sorte de raviolis que l'on trempe dans le vinaigre, le piment, la crème fraîche. La vodka n'est... Lire la suite

Luminescences

Paul de Savalan — poésie
Un poème est toujours présent à ma mémoire : The statue and the bust de Robert Browning. Luminescences , que je reprends aujourd'hui, tente d'exprimer ce face à face, ce silence, cet amour. Il dit aussi ces espaces insensés que la mer parfois recouvre.... Lire la suite

Temps

Paul de Savalan — poésie
Le temps le temps qui n'est pas mort rôde s'effiloche, se déroule dans mon corps il glisse, se déprend son rythme ralentit, remonte, se reprend cogne, me retient Incertains et violents ses coups battent en moi tambour dans ma tête en deça du repos qui... Lire la suite

Prague incertaine

Paul de Savalan — poésie
vieux cimetière juif de Prague Il n'est plus temps d'attendre... Sur les pavés défaits la place du Grand Prieur retentit de vos ombres Les platanes blessés d'incohérents murmures lassés laissent revoir les gestes de vos mains qui fébriles heurtaient en... Lire la suite

aux baroques, imprévisibles

Paul — poésie
à toi, aux yeux parfois de pluie Paysages décrits, de ma présence libérés parfaits, indéfinis qui disent mes espaces, étreints d'incertitudes vous manquez à mon corps Vos lents basculements aux marches de la mer vos frontières eschériennes meurtries de... Lire la suite

Jude, dans ma mémoire revenue

Paul — poésie
Plis d'espaces, plis d'êtres (1) (tableau de l'auteur, acrylique sur carton toilé 50x50) Ile St Louis, Quai... Court, étroit, l'escalier de métal sonore se tend, s'étire, se rétracte Rêche, sa rampe méfiante colimaçonne, ses treize marches de fureur se... Lire la suite

Paris. En écho à la lettre d'un ami

Paul — poésie
Paris c'est mon centre. Le lieu où je fus, d'où je suis. ***** L'enfant qu'alors j'étais, erre aujourd'hui encore dans un de ces passages qui, gueule ouverte, vous happait sur les Grands Boulevards : remugles insensés, toutes grilles sur la vie refermées.... Lire la suite

de dérives en rives

Paul — poésie
inouïes, les portes à Lilia, de notre amour toujours revêtue ***** De terre revêtus comme des ombres lassées d'un soleil trop ardent nos corps de dérives en rives toujours se reconnaissent ivoires frottés aux lumières que des rehauts apiécés de leurs... Lire la suite

New York Grand Central September 19.. - III -

Paul — poésie
Grand Central Terminal. Les escaliers aussi ont leurs traîtrises. Lui, comme toujours il sait se déployer : vieillard - terrible - ridé de tant de marches. En haut, devant lui, je me tiens - immobile un silence pourtant remue au fond de moi je m'avance... Lire la suite

New York Grand Central September 19... - II

Paul — poésie
les filets du silence, de si loin revenus Ce matin, je suis un passager clandestin dans le train de ma vie. La sonnerie qui annonce le départ retentit. Il va partir. Il est temps de monter à b ord. Les horloges enfin se sont tues : Time has come and time... Lire la suite

arbre écrit

Paul — poésie
le vieux cimetière juif à Prague Arbre arbre gravé sur mon corps - racine aux salpêtres éclatés aux gestes incertains branches branches fuseaux de mes mots aux rehauts de silence : si tendus, aux pitoyables à peu près feuilles feuilles que nos mains gravent... Lire la suite

Court récit en quatre épisodes et en coup de vent - I-

Paul — récits
I - New York . Grand Central. 9 septembre 19.. J’ai toujours détesté les horloges. Elles ne savent pas se décider. Et ce soir, dans ce hall, j’ai mes haines. Celle-ci, sèche, blanche, or et noire. Immense. Je lui jette un œil. Tempus fugit , ricane-t-elle.... Lire la suite

Philosophie d'hier à la sauce d'aujourd'hui (Mais où veut-il donc en venir ?)

Paul — questionnements
Voici deux petits exemples de philosophie détournée : Ralph Waldo Emerson, au panthéisme un peu trop mystique à mon goût, avait parfois des côtés terre à terre qui m’enchantent. C'était une sorte d'Henri Laborit avant l'heure. Vous connaissez ce dernier... Lire la suite

questionnement gris-mauve

Paul — questionnements
une de ces secondes : le danseur jaune et la basse. Montmartre 199... **** Que l'on me comprenne : Ce n'est pas de déploration affligée * dont il s'agit dans ces Lettres d'ailleurs . Le petit portrait que voici une bonne douzaine d'années, vers 9 ans,... Lire la suite

par le temps, retourné

Paul — poésie
dans le sable aux horizons défaits ton corps m'est de velours debout, bras en croix ancrée sur le fil ténu de l'océan je te vois ton visage souvenir déjà me brûle ton corps dans mes larmes, multiplié me pénètre de soleils le temps qui nous défait me blesse... Lire la suite

Ruptures - "beside the point"

Paul — poésie
Charles Pachter Beside the point - acrylique sur toile (150 x 120), 2009 * **** d'abord le silence épais, aquatique où s'établit le lent début du mourir Dans le bleu se joue, se dénoue tranquille, arraisonné, sans souffle mon présent qui s'efface Je te... Lire la suite

blues ? vous avez dit blues ?

Paul — jours et couleurs
Grâce à mon amie Christine, qui a trouvé cette perle rare, voici un vrai cadeau pour celles et ceux qui aiment le blues. Une magnifique jam session avec Lester Young : un grand moment à déguster. En voici la suite, toujours en 1944... A écouter et à danser... Lire la suite

Brève : une plongée

Paul — jours et couleurs
Voici bien des années, un être très cher m'a dit : - Allons ! Ne sois pas si triste... - Regarde : - Tu fais pleurer les fenêtres Lire la suite

Brèves

Paul — poésie
noir, l'ovale I ma mort bouteille que l'on jette à la mer Qui donc l'ouvrira à l'autre bout des flots ? II la corde sur le sable au bout déchiqueté éclat de rire du prisonnier libéré III arête sculptée diagonale écaillée sur l'ovale de ton visage différent... Lire la suite

Bleus, blancs dans la nuit

Paul — poésie
à Roger P. "que jamais la mort n'empêchera d'avoir été" * Plaque à graver - négatif- Cyrille Hassoun ****** Mêlées dans la nuit nos deux voix s'élevaient les projecteurs frappaient nos visages fardés J'étais un soldat de l'An Deux anonyme, vainqueur tu... Lire la suite

Inversés, des arcs-en-ciel

Paul — poésie
à l'île de La Réunion - en souvenir. ****** Dormante (aujourd'hui) que frôle le vent par pans anguleux ta carcasse s'éveille Retenus, des fils tissés, que des soies entremêlent, dessinent ta beauté Lourd (de nos sangs à venir) ton corps s'étire, se reprend,... Lire la suite

Soleil, le temps

Paul — poésie
génocide - acrylique sur toile de C. Hassoun ******* De gorges en ravines dissimulé, je viens Je cherche à ravir à nos sables si mouvants ton corps de silice qui insensible glisse et dans mes rêves revêt l'aspect de tous nos temps Mes mains ne tiennent... Lire la suite

Des mots et des sons

hubris36 — questionnements
“I have never loved you so much in all my life.” You answered, “Doesn’t love begin at the beginning?” ¹ Pourquoi ces deux vers de Robert Lowell apaisent-ils mon inquiétude aujourd’hui ? Pourquoi agissent-ils comme pierre blanche sur terre d’ombre ? Sans... Lire la suite

aux lichens, constituée

hubris36 — poésie
Retravaillé, ce poème, à son tour, tisse un lien furtivement tendu vers l'Iliannah de Bergames. Pourquoi donc ces images de sable, de mondes enfouis, de révélations obscures, que la lumière tremblotante d'une absconse éclaire avec peine, me hantent-elles... Lire la suite

Ralenties -lien-

hubris36 — poésie
Ce poème se veut lien, enjambement, lignes de traverse entre l'Iliannah de Bergames qui se fuit et sur la plage disparaît et toi, toi que chacun de nous en son coeur accueille, toi l'ami(e) toujours bien-nommé(e) toi l'amour toujours bien-aimé(e)... dessin... Lire la suite

Octaves défaites I et II

hubris36 — poésie
J'ai écrit ce poème en deux parties en 1992 à Toronto alors que le compagnon d'un de nos meilleurs amis, C., jeune médecin devenu depuis l'un des chercheurs canadiens les plus réputés dans le domaine du Sida, était atteint de ce mal, à l'époque totalement... Lire la suite

une soirée à Bercy avec Leonard Cohen en juillet 2009

hubris36 — questionnements
Chers amis, A peine 24 heures se sont écoulées que déjà des "Cohenites" avertis ont publié sur You Tube quelques instants de ce concert de Leonard Cohen "at his best." C'est le "Partisan" que vous pouvez écouter ici. Aux paroles : " et j'ai tant d'amis"... Lire la suite

aller-retour

hubris36 — questionnements
Depuis la lecture de "Kafka sur le rivage," Haruki Murakami ne me lâche plus. Un des courts récits de "Après le tremblement de terre" m'arrache en cette fin d'après-midi au bleu trop vif d'un ciel normand d'ordinaire habité par plus de nuances et de préciosité.... Lire la suite

Querencia

hubris36 — poésie
être et dire : je suis ** Homme, brin d'herbe passé à l'outremer cristal à l'écho grêle qu'efface malvenu un féroce lointain ** quand lys et orchidées accordent leurs arômes un instant enivrée ta mort s'interrompt ** les brisures de tes mondes, dissonances... Lire la suite
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