Dis moi, ma bien aimée, l'immortalité, c'est pour quand ?

Publié le par hubris36

Innocent dans le noir

 

 

Toi, antinomique

au visage de cire

mon immobile père

            quitté par ce qui est

 

 

 

La mémoire de mes mains

retient pour une vie

la marque inachevée de ton œil prévisiblel_immortalit_

 

 

 

Absence insensée de ton corps défait

retenu à demi par cette boîte intense

 

 

 

Silence souligné du rideau d’hôpital

 

quand triste tu murmurais

 

 

- je n’en peux plus

 

                        de vivre –

 

 

mais hoquetant tu glisses

porphyre au sable grège

vers ta mort accomplie

 

 

 

innocent dans le noir

pourtant impardonné

 

 

 

tu es le froid envers

 

                        de mes rêves d’enfant.

 

 

 

(Poème ici modifié ; déjà publié dans mon recueil « Sulfures au Corps » ISBN : 274830057-2)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans questionnements

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Henri-Pierre 28/05/2009 19:42

Paul, je vous serre la main. Très fort.

Ghislaine 25/05/2009 22:35

Bonsoir,Avec des amis, nous avons créé un blog qui a pour but d’exposer les œuvres littéraires des internautes. Les participants nous envoient leurs textes (poésies, nouvelles, théâtre...), et les meilleurs sont sélectionnés par notre jury puis publiés sur le blog dans un article qui présente le texte et met un lien vers le blog de l’auteur.Nous faisons également des critiques de livres, ainsi que des chroniques sur la photo, le ciné…En espérant t’y apercevoir bientôt et peut être te voir participer : http://le-hangar.cowblog.fr

Hazel, du Hangar.